Le Soleil : Respect des normes et codes de comptabilité et d’audit : Des progrès importants notés au Sénégal, selon la Banque mondiale

  • Posted on: 10 June 2016
  • By: onecca

La Banque mondiale, en collaboration avec le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, a présenté, hier, la deuxième étude sur le respect des normes et codes de comptabilité et d’audit (Rosc C-A). A l’occasion, le directeur du département gouvernance pour la région Afrique à la Banque mondiale, Renaud Seligmann, a salué les « progrès importants » consentis par le Sénégal en la matière.

Le Sénégal a fait des progrès importants en respect des normes et codes de comptabilité et d’audit (Rosc C-A)), depuis le lancement de la première étude en 2005. Telle est la conviction de Renaud Seligmann, directeur du département gouvernance pour la région Afrique à la Banque mondiale (Bm). Il s’exprimait, hier, à l’occasion de la restitution de la deuxième étude du Rosc audit Sénégal, commanditée par le Sénégal. Ces progrès, explique-t-il, ont été marqués par l’accession de l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés du Sénégal (Onecca) au statut de membre associé de la Fédération internationale des experts comptables puis de membre à part entière. Toutefois, il a déploré la faiblesse des effectifs des experts comptables au Sénégal et dans l’espace Uemoa. « Le Sénégal ne dispose que de 170 experts comptables agréés pour une population de 14 millions d’habitants. Alors qu’au Ghana qui a le même poids démographique, en compte 3.800 », a regretté M. Seligmann. A en croire Fatou Fall Samba, spécialiste en gestion financière, par ailleurs, chargée de l’étude, l’unicité des bilans vise à permettre aux directions générales des Impôts et Domaines de l’espace Uemoa de partager les états financiers avec les autres acteurs économiques comme l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), la Bceao. Pour pallier cette situation, poursuit Fatou Fall Samba, la dématérialisation demeure une alternative. Pendant ce temps, la présidente de l’Onecca, Marie Bâ, a plaidé pour que tous les états financiers qui seront déposés à la Dgid fassent l’objet d’un visa obligatoire d’un expert comptable ou par le commissaire en compte de l’entreprise.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Cheikh Tidiane Diop, a indiqué que l’objectif de l’étude est « de fournir un diagnostic des pratiques nationales en comptabilité et d’audit, de formuler des recommandations dont la mise en œuvre permettra de remédier aux insuffisances enregistrées et de relever notre système comptable au niveau des standard internationaux ». Il souligne que la production de l’information financière ainsi que son contrôle doit obéir à des normes comptables et d’audit en vigueur « en vue de mieux servir d’outils à la prise de décision et de sécurisation des transactions, gages de la stabilité du secteur financier ». Il a ainsi réitéré la disponibilité du gouvernement à mettre en œuvre les recommandations issues de cette étude Rosc 2016. M. Diop a indiqué que le gouvernement a pris la volonté de mettre en place un Centre de documentation et de formation professionnelle qui permettra aux jeunes étudiants, aux professionnels et aux entreprises d’être informés des normes et des meilleures pratiques d’audit et de comptabilité.