DEUXIÈME CONGRÈS RÉGIONAL DES EXPERTS COMPTABLES DE L’UEMOA

  • Posted on: 15 May 2018
  • By: onecca

L’ordre national des Experts comptables et des comptables agréés du Sénégal (Onecca) a procédé hier mardi, à Dakar, au lancement officiel du deuxième congrès régional des Experts comptables de l’Uemoa. En marge de cette rencontre des professionnels du chiffre, Abdou Aziz Sow, expert-comptable, commissaire aux comptes et ancien ministre sous Abdoulaye Wade, a fait mention des enjeux de la profession.

 

«Désormais ne peut signer un bilan qu’un membre de l’Ordre national des experts comptables et des comptables agréés (Onecca) du Sénégal. Ceci, à partir des comptes arrêtés au 31 décembre 2017 pour les grandes entreprises, et au 31 décembre 2018 pour les autres. Cette exclusivité est matérialisé par un visa fiscal, c’est-à-dire une attestation délivrée par un membre de l’Onecca indiquant que les états financiers visés sont vraisemblables, homogènes et cohérents dans leur ensemble et permettent la compatibilité des états financiers», a indiqué hier mardi, à Dakar, en marge de la cérémonie officielle de lancement du deuxième Congrès régional des experts comptables de l’Uemoa, Abdou Aziz Sow, expert-comptable, commissaire aux comptes et ancien ministre sous Abdoulaye Wade.
 
A l’en croire, «l’objectif c’est d’élargir la base de 10 000 à 30 000 pour la première année et à terme atteindre les 150 000 entités économiques selon le dernier recensement. Et ceci permettra à l’Etat de récupérer plus qu’il ne récupère aujourd’hui. Mieux, cela permettra d’établir la sincérité des opérations engagées et éviter de mettre en péril notre base économique. Parce qu’en définitive, de faux chiffres entraine une fausse économie et à terme c’est la faillite généralisée», a expliqué l’expert-comptable/commissaire aux comptes consultant en politiques de développement.
 
L’EXPERT-COMPTABLE, LE REGULATEUR DE L’ECONOMIE EN MOUVEMENT
Hier le rôle de l’expert-comptable était plus ou moins restreint parce qu’en grande partie consacré à l’établissement des comptes de l’entreprise. En clair, un expert qui parle de traitement de la comptabilité, de contrôle des comptes, et de certification des comptes est tout à fait logique. Mais, aujourd’hui, d’autres enjeux se posent à l’expert-comptable comme le conseil et l’accompagnement. C’est la dimension création de valeur.

Il s’agit désormais d’aider les clients à valoriser leurs biens. Car, il ne sert à rien de déposer son bien dans un compte de dépôt et celle-ci (banque) vous rémunère approximativement 4%. Aujourd’hui, la tendance c’est d’attirer les clients vers une entreprise beaucoup plus dynamique qui est créatrice d’emplois, par ricochet de richesse à investir pour gagner plus. Donc, création de valeur ajoutée. Une fois ceci fait, il faut accompagner aussi bien l’entreprise que le client. Parce qu’il y a partout des risques. En définitive, dans ce rôle, l’expert-comptable intervient pendant la vie de l’entreprise…», a fait savoir Mr Sow.
 
DEMATERIALISATION FISCALE
«Nous allons vers la dématérialisation totale de la liasse fiscale. Vous savez aujourd’hui, les états financiers que nous émettons vont à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal (Ands), aux greffes et ils doivent ressaisir les données des sociétés. Et cela fait 5 ans de retard. Alors que nous sommes dans l’ère de la dématérialisation qui permet de mettre toutes ces données sur un portail pour une meilleure exploitation. Aujourd’hui, le premier défi c’est l’entrée du portail…Et ces données sont destinées à l’administration fiscale. Et donc, toutes ces données doivent être revues par un expert-comptable qui va attester que ces états financiers comportent le minimum de fiabilité requis», a dit Marie BA, Présidente de l’Onecca.